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Esport & jeux vidéo - La régulation des loot boxes par les éditeurs de jeux vidéo

Le 29 août 2019
Esport & jeux vidéo - La régulation des loot boxes par les éditeurs de jeux vidéo

Depuis leur récente apparition il y a trois ans, les Loot Boxes au sein des jeux vidéo sont à l’origine d’une grande controverse. Issu du système « Pay to Win », ces pochettes surprises numériques permettaient historiquement de proposer des contenus additionnels, mais sont devenus par la suite des moyens de favoriser les joueurs à l’occasion d’une compétition de jeu vidéo.

Assimilable à un jeu de hasard touchant des mineurs pour les autorités de régulation, l’intégration du modèle des Loot Boxes a été décriée par une grande partie de la communauté des joueurs. Elle a déjà conduit les éditeurs de jeux vidéo à informer les acheteurs potentiels de l’existence d’achats facultatifs dans le jeu. Issu du système PEGI, le jeu dispose désormais d’un logo reproduisant une carte de crédit avec la mention « Achats intégrés ».

Pour plus d’information, retrouvez notre précédent article sur le sujet.

La mobilisation des acteurs publiques et privés pour la stabilité du secteur

En réaction à cette fronde, les trois principaux constructeurs de console de jeu : Sony, Nintendo et Microsoft, ainsi que plusieurs éditeurs de jeux vidéo : Activision-Blizzard (Overwatch, Call of Duty), Bethesda (Fallout), EA (Fifa), Ubisoft (Assassin’s Creed) ou Take-Two (GTA), se sont engagés à plus de transparence et d’encadrement de ce nouveau système de jeu, indiquant notamment le niveau de rareté ou la probabilité d’obtenir certains objets ou bénéfices. Cette annonce est intervenue à l’occasion d’une réunion de travail devant la Commission fédérale du Commerce, attaché à la protection des consommateurs notamment mineurs.

La Belgique s’est montrée particulièrement stricte dans la vente de jeux vidéo comprenant des systèmes de loot boxes ayant abouti à l’interdiction de vente de certains produits notamment Fifa et récemment le jeu Gears Pop, édité par Microsoft Games Studio ainsi que d’autres titres du constructeur Nintendo.

Certains éditeurs spécialisés dans les titre d’esport sont allés plus loin en retirant le mécanisme de son jeu, tel Psyonix, propriétaire du jeu de football motorisé « Rocket League ».

Les streamers et YouTubers potentiellement responsable de la promotion des Loot Boxes

Un telle pratique pose la question subalterne de la responsabilité indirecte des YouTubeurs utilisant des Loot Boxes dans leurs vidéos. Entre promotion du produit, accords commerciaux avec les éditeurs et protection du jeune consommateur, les chaines YouTubeurs et leurs responsables éditoriaux doivent faire preuve de la plus grande prudence pour ne pas devenir des dommages collatéraux de ce nouveau système.

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