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Streamers & Gamers : L’Esport vérolé par le dopage, triche et paris truqués

Le 23 janvier 2020
Streamers & Gamers : L’Esport vérolé par le dopage, triche et paris truqués

A l’occasion de la découverte du détournement de fonds collectés par un gamer au profit d’une association, le monde de l’Esport et du streaming de jeu vidéo prépare lentement l’encadrement de son écosystème et de certaines pratiques et comportements nocifs.

En décembre 2019, un streamer reconnu dans la communauté Twitch avec plus de 80 000 abonnés à sa chaine, a avoué avoir détourné près de 5 000 euros de dons collectés au profit de l'Association Française des Sclérosés en Plaque (AFSEP). Désavoué par sa communauté ayant vérifié la réalité des dons transférés et supprimé de la plateforme Twitch, le streamer a reconnu les faits attendant d’éventuelles poursuites pénales et civiles à son encontre, certains abonnés ayant évalué le montant de son escroquerie entre 10 et 15 000 euros.

Cette affaire met à mal l’image des marathons caritatifs esportifs, événements appréciés où la France – streamer Zerator - s’est récemment démarquée par la collecte de plus de 3,5 millions d’euros en un week-end au profit de l’Institut Pasteur.

Prolongation légitime du sport dans l’univers numérique, l’Esport et la force de sa communauté doivent aujourd’hui faire face aux déviances et risques déjà constatées concernant l’intégrité des compétitions de jeux vidéo, principalement le match fixing, la triche et le dopage.

Les matchs et paris truqués de l’E-sport

Apparus en Corée du Sud, de nombreux cas de paris truqués par la corruption de clubs ou joueurs de jeux vidéo sont dénoncés de manière récurrente. Les intérêts peuvent être multiples : récupérer une plus grande partie des gains, augmenter la notoriété de l’équipe gagnant, démultiplier les gains associés à des paris esportifs – argent réel, crypto-monnaies ou skin betting. Les exemples révélés sont déjà nombreux dans l’univers e-sportif avec des réponses variées des acteurs de l’esport : bannissements à vie des joueurs des jeux et plateformes de streaming, arrêt des contrats publicitaires, poursuites pénales et civiles, etc.

Retrouvez ci-dessous plusieurs affaires associés aux matchs truqués de l’Esport

Paris truqués : la gangrène de l’esport

Triche & dopage

L’essor et la pérennité des compétitions esportives imposent des garanties en matière de réglementation et contrôle de fraude des joueurs et leurs équipes. Depuis plusieurs années sont apparues des cas de triches et fraudes notamment par logiciel, par dopage des joueurs ou par corruption.

 

Triche par logiciel. L’univers du jeu vidéo est ainsi infesté de codes inhérents au jeu lui-même ou outils informatiques permettant de modifier l’intégrité du jeu vidéo afin d’apporter un avantage déloyal à un joueur dans le cadre d’une compétition. En parallèle des contrôles opérés par les éditeurs de jeu-vidéo sur les codes de leurs logiciels, les organisateurs de compétitions d’esport ont montré des réponses variées principalement focalisées sur des mesures physiques : isolation phonique et visuelle des joueurs pendant la compétition, analyse et contrôle en temps réel des ordinateurs et écrans des joueurs, etc.

 

Triche par dopage. De nombreux clubs professionnels ou joueurs ont pu être dénoncés au cours de compétition pour avoir fait usage de produits pharmaceutiques destinés à optimiser leur compétences, améliorant leur endurance physique et mentale, maximiser leur concentration, prise de décision, gérer leur stress, etc. A défaut de cadre légal existant en la matière, il revient aux organisateurs de mettre en place une politique officielle ainsi que les ressources pour permettre des contrôles anti-dopants au cours de leurs compétitions.

« Ainsi, le média Connect Sport rapporte qu’un membre de l’équipe de gestion d’une team a été témoin d’un cas de « chantage à l’Adderall » : les joueurs, voyant leurs compétiteurs recourir à ce médicament, auraient menacé la structure qui les employait de rejoindre une autre équipe si celle-ci ne leur en fournissait pas ».

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